Les grandes discussions épisode 1: Alexandra De Taddeo

"Les grandes discussions" est un format de la newsletter à travers lequel je vous fais découvrir des artistes, des ami.e.s, des militant.e.s, autour d'une thématique particulière. Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à l'artiste Alexandra De Taddeo, à son parcours, ses œuvres et sa quête du désir. Bonne lecture à toustes !

plume insolente
8 min ⋅ 29/03/2026

Je suis tombée sur le roman autobiographique, L’amour, il y a deux ans, en cherchant des histoires d’amour entre artistes. Le livre est apparu presque par hasard, mais avant même de le lire, une image m’est restée : celle d’Alexandra De Taddeo, en robe à paillettes, avançant vers le tribunal lors du procès lié au projet « Pornopolitique » de son ex-compagnon Piotr Pavlensky, son roman serré contre elle. Cette image m’a intriguée sans que je sache exactement pourquoi. Elle appartenait à un contexte de forte exposition médiatique, largement commenté, souvent simplifié. Mais quelque chose résistait. C’est en découvrant son travail que cette impression a commencé à se déplacer. L’amour n’est pas seulement un récit, et ce qui s’y joue déborde déjà du livre. Cet entretien s’ouvre comme une conversation autour du désir et de la création : de ce qui pousse à écrire, à transformer une expérience en forme, et à déplacer l’écriture vers d’autres espaces. Avec des projets récents comme Clean, Alexandra De Taddeo poursuit cette recherche, en laissant le texte circuler, se fragmenter et parfois échapper du livre.

Melinda Lefgoun Alqamar : Je me rends compte qu’en lisant L’amour, j’avais eu du mal à situer son genre littéraire. Est-ce qu’il s’agit d’un roman pour toi ?

Alexandra De Taddeo : Oui parce que c’est quand même une caricature de la réalité. Dans le livre, il n’y a que des personnages pour moi. Et puis, il y a un travail de composition. Dans la vraie vie, j’ai vécu certaines situations avec plusieurs amis différents mais j’ai dû faire des choix et les réunir autour d’une seule figure. Même si la fiction est peu présente, elle a donc quand même sa place.

Roman l’amour, tenu par Alexandra De Taddeo

MLA : Les dernières parties de ton roman sont très en lien avec l’actualité que tu vivais à ce moment-là. J’ai eu l’impression que ce livre retraçait une forme d’itinéraire où tu pouvais prendre la parole pour replacer les événements et donner libre cours à ta version de l’histoire, en situant ton parcours.

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plume insolente

Par Melinda Alqamar

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