Je m'appelle Melinda, j'ai 30 ans, je vis à Paris et je consacre mon temps à interroger le désir, l’art, les identités politiques, les crises, et notre part de médiocrité. Cette newsletter est un espace de réflexion personnel et collectif où la crise existentielle tente de flirter avec l'humour. 💋
Cher·e·s lecteur·ices,
Ça fait … Longtemps !
J’en ai parlé sur Instagram, au détour de quelques stories, mais je compte vous écrire plus régulièrement : deux fois par mois, comme dans une relation amicale honorable. Je mets l’autofiction de côté pour laisser place à deux choses : mes réflexions personnelles et à un nouveau format que j’ai nommé : Les Grandes discussions (rien que ça, oui) !
Avant de poursuivre, j’aimerai vous poser une question à laquelle je vous invite à répondre : pour vous, quelle est la différence entre un débat et une discussion ? … :)
Pour moi, la différence tient à la profondeur et à l’intention. Le débat organise la parole et vise à convaincre. Il répartit le temps, structure l’affrontement, cherche à rallier.
La discussion, elle, me semble plus rare et plus exigeante. Elle repose aussi sur un dialogue entre plusieurs parties, mais sans chronomètre invisible. Surtout, elle suppose de suspendre son jugement quelques instants, afin que puisse advenir quelque chose de plus rare : la rencontre. Grâce à cette rencontre, une nouvelle perception des choses peut naitre.
Le débat confronte des positions. La discussion, elle, cherche un échange.
Dans les Grandes Discussions que je vous proposerai ici, c’est cette idée d’échange que je veux défendre. Autour d’un sujet pour commencer qui est le désir : sa naissance, sa disparition et sa façon de se matérialiser dans l’art ou le militantisme… Bref, un vaste programme.
Je dois aussi avouer que l’idée m’a effleurée en 2024, après avoir lu Littérature et Révolution de l’auteur Joseph Andras et la sociologue Kaoutar Harchi aux éditions divergences (la mise en page s’est révélée moins chaotique qu’à l’accoutumée) qui est un livre mettant la discussion entre Harchi et Andras en interrogeant la question de l’engagement dans leur pratique de l’écriture et plus globalement dans la littérature. L’échange était à la fois personnel et analytique et bien que par moment, je me demandais quelle était la frontière entre la posture et la réflexion sincère, je dois dire que cette idée d’inscrire une discussion ( mêlant réflexion, épanorthose, questionnement) dans un format livre m’a séduite. Aujourd’hui nous sommes surtout habitué.e.s au format audio au mieux, à la vidéo ( au pire lol), mais on ne lit que rarement des dialogues.
...